Programme électoral

bismillah

République Algérienne Démocratique et Populaire

Programme électoral du candidat Dr. Abdelaziz Belaïd Elections présidentielles du 17 avril 2014

  1. Préambule
  2. Motifs de candidature
  3. La défense et les affaires étrangères
  4. L’éducation et les ressources humaines
  5. La santé, les affaires sociales et la solidarité nationale
  6. L’aménagement du territoire et l’environnement
  7. La croissance économique

1. Préambule

Avec la volonté d’Allah, animé d’une grande foi, d’un profond amour et d’un grand dévouement envers le pays et sur la recommandation de frères militants et citoyens, j’ai décidé de me présenter aux élections présidentielles de 2014.

Ainsi, j’ai voulu investir mon parcours militant et scientifique, mes expériences dans les différents domaines de la vie ainsi que ma prise de conscience permanente des souffrances et des préoccupations des différentes franges de la société dans le but de défendre mon pays, garantir une vie décente au citoyen, promouvoir une société ouverte sur le monde, libérée de toute rancune et amertume, dans laquelle règne la justice sociale et le respect de l’Etat de droit et de loi et des principes d’équité et d’égalité. Comme tous les algériens et toutes les algériennes, je rêve et j’aspire à vivre dans un pays qui me protège ainsi que mes enfants, dans lequel la suprématie et la dignité de l’Algérie sont les mots d’ordre.

Avec vous, chers citoyens, chères citoyennes, nous construirons l’Algérie et nous la hissons au niveau des Etats développés et civilisés. Je vous promets d’être toujours à votre écoute et
de vivre avec vous et parmi vous, je partagerai la douleur de chaque citoyen quel qu’il soit et où il soit, je demanderai votre avis au besoin, notamment en ce qui concerne les questions qui
nous intéressent tous.

2. Motifs de candidature

Je considère ma candidature comme un devoir et une nécessité inévitable imposés par la conjoncture actuelle du pays. En effet la réforme radicale de nos systèmes politique, économique et sociale est devenue une revendication pressante des citoyens.

Je tends ma main à tous ceux qui croient aux préceptes de la Révolution glorieuse de novembre, qui respectent et glorifient la constitution et qui contribuent avec moi à réaliser le rêve des Algériens du changement par des moyens civilisés et démocratiques, loin de toute crispation, tyrannie, tentative de s’accrocher au pouvoir ou sa succession, et ce en vue de concrétiser le principe de la succession des générations.

J’œuvre à répandre la justice sociale, éliminer la malversation, la corruption, le népotisme, le clientélisme et le régionalisme sous toutes leurs formes, lutter contre la bureaucratie à travers une réforme administrative profonde qui concrétise la citoyenneté et favorise l’édification d’un Etat fort et homogène dans ses composantes et en parfaite harmonie avec ses stratégies et priorités.

Je tâcherai également d’instaurer la démocratie et la transparence, ancrer le principe de l’alternance au pouvoir, établir des bases solides pour une justice impartiale, intègre, équitable et autonome, rejeter toute forme de violence et d’extrémisme, croire fermement au dialogue, à la modération et à la tempérance dans l’expression de la pensée, travailler sérieusement en vue de promouvoir la critique constructive, conférer davantage de crédibilité et moraliser la vie politique et l’égalité entre les citoyens.

Préserver les droits du citoyen et ses libertés fondamentales, définir ses devoirs, accorder la priorité à la compétence et à l’intégrité, lutter contre l’anarchie, l’insouciance, la négligence, la malversation, la mauvaise gestion et l’abus de pouvoir qui visent à s’emparer du pouvoir et le monopoliser.

2.1 La Constitution, La législation et l’organisation des pouvoirs

La Constitution

La révision de la Constitution :

  • Engager un débat général sur le projet de la Constitution avec la participation de toutes les catégories de la société.
  • Soumettre la synthèse des débats à un colloque national regroupant des spécialistes en vue de l’étudier et l’examiner.
  • Soumettre au référendum populaire le projet de la Constitution.

Les principes d’amendement fondamentaux :

  • Convenir d’une Constitution globale, immuable et qui ne peut être modifiée que par référendum populaire (l’amendement de la Constitution représente l’une des constantes nationales).
  • Limiter le mandat présidentiel à cinq ans renouvelable une seule fois.
  • Reprendre la dichotomie du pouvoir exécutif, consacré en la personne du Président de la République et du Chef du Gouvernement, lequel doit être issu de la majorité parlementaire, et définir les pouvoirs de chacun d’eux.
  • Etablir et constitutionaliser une instance nationale indépendante et permanente qui aura pour mission de superviser les élections et les différents référendums.
  • Consacrer l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature de tous les pouvoirs exécutifs.
  • Consacrer l’Etat de droit.
  • Accorder des pouvoirs spéciaux à la deuxième chambre étant donné qu’elle représente une soupape de sécurité qui s’efforce à établir soigneusement la législation et préserve les grands équilibres législatifs de sorte qu’ils ne soient pas à l’encontre des missions et pouvoirs de la première chambre et réviser les modalités de sa composition.
  • Donner la liberté aux conseils locaux élus en matière d’organisation et de gestion au-delà du pouvoir de l’administration.
  • Définir les termes de la législation par ordonnances en cas de vacance de l’Assemblée Populaire Nationale ou entre deux sessions du Parlement et dans les cas exceptionnels prévus par la Constitution.

Le Conseil constitutionnel

Revoir la composante et les missions du Conseil constitutionnel, notamment en ce qui concerne :

  • La qualité de la composante.
  • La relation du Conseil avec les autres institutions constitutionnelles, notamment la présidence de la République.
  • Rendre le mandat du Président du Conseil constitutionnel électif parmi ses membres.
  • Réfléchir à la création d’une court suprême constitutionnelle à l’effet d’examiner les appréciations et les décisions du Conseil constitutionnel qui ne sont pas actuellement susceptibles d’appel et ne sont soumises à aucun contrôle.

La justice

La véritable justice est un préalable à toute bonne gouvernance, elle doit être accessible à tous les justiciables sans contraintes bureaucratiques ni complications procédurales, de sorte que le juge jouisse de la confiance de ces derniers. La justice est fondée sur les principes de légalité et d’égalité, elle est égale pour tous; le prévenu peut bénéficier d’une défense à titre gracieux dans le cas où ses conditions ne lui permettent pas de supporter les coûts de la défense. La justice doit être humaine et proche des justiciables ; le juge doit être indépendant, stable, impartial et juste ; la Constitution et le droit doivent consacrer l’impartialité de l’administration.

  • Préserver l’autonomie de la décision judiciaire, toutes formes et degrés confondus.
  • Séparer les pouvoirs sans porter atteinte au principe de la coopération active entre eux.
  • Affirmer la garantie de l’autonomie de l’instance judiciaire quant à la désignation et l’affectation des juges, la gestion de leurs carrières telle que la promotion et la discipline qui représentent des questions professionnelles devant être traitées et prises en considération par les conseils judiciaires.
  • Permettre aux juges, tous degrés et catégories confondus, d’élire leurs paires auprès du Conseil supérieur de la magistrature.
  • Veiller à la formation qualitative et continue des juges, tous degrés et catégories confondus.
  • Eliminer toute forme de pression et d’intervention physique et morale auxquelles peuvent être soumis les juges lors de l’exercice de leurs missions afin qu’ils puissent appliquer la loi et faire preuve de conscience pour départager les justiciables, consacrer l’Etat de droit et de loi et préserver les droits et libertés fondamentales de l’individu et de la communauté.

3. La défense et les affaires étrangères

La défense nationale

L’instance de la défense nationale bénéficiera de toute l’attention qu’imposent le renforcement, la professionnalisation et la modernisation des potentialités de l’Armée Nationale Populaire. Approvisionner les services de sécurité en moyens scientifiques, techniques et humains nécessaires afin de leur permettre de préserver l’intégrité territoriale du pays, notamment au milieu des conjonctures et répercussions sécuritaires instables dans les pays voisins et la multiplication des actes des groupes armés et terroristes qui bénéficient souvent de soutien organisé et dirigé afin de créer davantage d’instabilité dans la région du Maghreb arabe notamment en Algérie.

La propagation du crime sous toutes ses formes, notamment le trafic d’armes, le blanchissement d’argent et le trafic de stupéfiants, qui représentent de nouveaux phénomènes en plus de la poursuite de la lutte contre les foyers de terrorisme en Algérie, inciteront l’Armée Nationale Populaire à moderniser qualitativement et quantitativement ses moyens d’intervention.

  • Fixer la durée du service national à un an en attendant qu’il s’étende aux filles ayant des diplômes universitaires comme première étape.
  • Considérer la durée du service militaire comme un service effectif qui sera comptabilisé dans la carrière professionnelle.

Politique extérieure

  • L’intérêt se porte sur la restructuration et la réforme de la diplomatie en vue d’améliorer l’image de l’Algérie et consolider sa place sur la scène internationale, promouvoir l’action diplomatique en un espace d’examen et d’action qui permettra d’attirer les investissements étrangers et favoriser le partenariat.
  • Vendre le produit national et introduire les compétences algériennes sur les marchés arabes et africains vu qu’ils représentent des domaines de compétition ouverts, accompagner les entreprises et les compétences nationales afin de pouvoir se positionner au sein des différentes institutions internationales, mondiales et régionales et des organisations internationales non-gouvernementales.
  • L’engagement de l’Algérie à défendre les causes justes, notamment le droit des peuples opprimés et colonisés à la liberté et l’indépendance.
  •  Œuvrer à la création d’un Maghreb arabe économiquement intégré qui garantit la libre circulation du citoyen et des biens.
  • Consolider la redynamisation de la position et du statut de l’Algérie au sein des institutions et organisations internationales et régionales.

La communauté algérienne à l’étranger

  • Accorder une attention particulière à la communauté algérienne établie à l’étranger à travers la dynamisation du rôle des représentations dans l’élaboration des programmes sectoriels qui facilitent l’attraction des compétences et leur implication dans le développement local.
  • Considérer l’expatrié comme l’ambassadeur de son pays, ainsi, il doit bénéficier des moyens et programmes nationaux qui lui facilitent la transmission et la glorification de la culture de sa patrie.
  • Faire des visites familiales et des vacances le meilleur moyen de rétablir le contact avec la communauté à travers la facilitation de son déplacement, accompagnement et assistance afin de démontrer ses liens avec ses racines séculaires et historiques et assurer sa continuité et sa cohésion culturelle et identitaire avec sa patrie.
  • Encourager les membres de la communauté à investir en Algérie en facilitant et simplifiant les procédures administratives, financières et foncières relatives à leur activité d’investissement.
  • Créer une instance nationale permanente rattachée au Ministère des Affaires étrangères qui assure le contact permanent entre la communauté établie à l’étranger et les différentes institutions nationales.
  • Optimiser l’apport des compétences algériennes à l’étranger et les mobiliser dans la croissance et le développement du pays.
  • Considérer les binationaux comme une valeur ajoutée au pays, capable de renforcer et consolider l’amitié et le partenariat entre l’Algérie et leurs pays de résidence et l’assister dans l’organisation.

4. L’éducation et les ressources humaines

L’éducation nationale 

L’éducation est la conception de la nature de l’individu qu’on veut élever selon les exigences de la conjoncture en déterminant les caractéristiques, besoins et vocations de chaque individu, en développement des méthodes modernes d’enseignement et d’évaluation, des programmes scolaires et des moyens pédagogiques adéquats.

Concrétiser le principe de l’enseignement à vie et développer les capacités mentales, la liberté de la réflexion, l’innovation et la préservation du savoir.

Apprendre pour travailler, apprendre pour vivre avec l’autre et apprendre pour s’épanouir.

L’Etat garantit l’éducation qui contribue à élever un individu ayant l’esprit de citoyenneté, la culture de l’entraide, la tolérance, le dialogue, le rejet de la violence et l’acceptation de l’autre.

Œuvrer avec la famille de l’éducation et toutes les franges de la société en vue de restructurer le système éducatif afin qu’il soit plus souple, diversifié et lié au monde du travail, plus ouvert sur les langues étrangères, les cultures et les civilisations des autres peuples et plus apte à se mettre au diapason avec les innovations et les avancées scientifiques et technologiques.

S’adapter aux conditions et mutations en encourageant la pensée scientifique et en luttant contre le charlatanisme et les préjugés ainsi que les traditions archaïques.

Répandre la foi en la démocratie et le respect des libertés de l’individu et la suprématie de la loi.

  • Créer le cycle préparatoire de l’enseignement à partir de l’âge de trois ans.
  • Instituer une académie nationale pour la recherche, l’élaboration, le développement et l’adaptation des programmes éducatifs et ceux destinés à la formation et à l’amélioration du niveau des formateurs et des enseignants.
  • Etablir un cadre de suivi et de contact réglementé entre l’école, les parents d’élèves et le monde du travail.
  • Œuvrer continuellement au développement de la qualité de l’enseignement, de la formation et du rendement éducatif et pédagogique et se mettre au diapason avec le développement scientifique et technologique et s’ouvrir sur le monde extérieur.
  • Eradiquer le fléau de la surcharge dans les différents cycles de l’enseignement afin d’assurer la qualité en fournissant tous les moyens humains et matériels pour leur réussite.

L’enseignement supérieur et la recherche scientifique 

Le développement de l’université dans le système social et économique demeure loin de ses missions en tant que source de création de compétences et d’accompagnement du développement économique en matière de prévision et d’anticipation dans la présentation des indices et la production des données nécessaires pour l’élaboration d’études et plans de développement.

La problématique qui se pose avec insistance est le déséquilibre existant entre le développement des structures, des effectifs des étudiants et du niveau des services d’une part et la dégradation continue du niveau pédagogique et scientifique du professeur et de l’étudiant d’autre part. Le contact et les liens avec le monde du travail demeurent de pures conceptions théoriques qui n’ont pas été concrétisées sur le terrain.

Nous œuvrerons à réexaminer la structure et la carte universitaire notamment dans sa relation avec le système éducatif et le monde du travail.

L’université doit déterminer avec précision le type de connaissances que requière chaque spécialité en les reliant au projet professionnel vers lequel l’étudiant est orienté.

Notre action s’articulera également autour de la production et l’acquisition des moyens pédagogiques requis pour chaque filière et spécialité, notamment les laboratoires et les ressources scientifiques y afférentes ainsi que les cassettes audiovisuelles et la mise à disposition des livres, documents et publications en support papier et numérique.

  • Elaborer une charte universitaire fixant les missions et attributions de tous les partenaires et les acteurs intervenant directement ainsi que l’entourage de l’université.
  • Mettre en place des mécanismes en vue de relier la recherche scientifique aux branches de l’activité économique accompagnatrice.
  • Encourager les études professionnelles dans les universités afin de préparer l’étudiant au monde du travail selon la demande.
  • Réexaminer le concept et l’organisation des œuvres sociales.
  • Etablir un cadre organisationnel afin de développer l’exercice culturel et sportif dans les établissements et cités universitaire.

La formation professionnelle

La formation constitue un jalon essentiel dans l’accompagnement du système économique, la mise à disposition d’une main-d’œuvre qualifiée et la satisfaction de la demande économique en matière de production et d’amélioration du savoir-faire.

L’entreprise économique de production demeure le cadre privilégié pour la conception, la détermination des besoins du marché du travail et l’évaluation de son rendement, ce qui requiert la réorganisation de la carte des établissements de formation dans des groupements professionnels étroitement liés aux pôles de développement.

L’Etat assure le financement initial destiné aux demandeurs de formation qui ont terminé les cycles moyen et secondaire, tandis que les entreprises économiques de production prennent en charge le financement de la formation continue.

Une attention particulière sera accordée à la formation du fait qu’elle constitue un jalon essentiel dans l’accompagnement du développement du système économique soit à travers la préparation d’une main d’œuvre hautement qualifiée et compétitive ou la
proposition de qualifications pour de nouveaux métiers.

  • Réorganisation de la carte des établissements de formation dans des groupements de filières professionnelles homogènes.
  • Les entreprises économiques de production prennent en charge le financement et la supervision de la formation continue ou des programmes de recyclage au profit des employés dans les différentes branches de l’activité professionnelle.
  • L’entreprise économique participe à la détermination des profils de compétences devant être formées et procède à leur évaluation.

La ressource humaine 

L’être humain est l’élément essentiel dans les différentes circonstances et est également une source de production de la valeur ajoutée. Ainsi, il est la source de tout changement.

L’investissement dans la ressource humaine est la base de tout développement, cette dernière doit faire l’objet d’intérêt, notamment en ce qui concerne son éducation, préparation, qualification, santé physique et mentale, préservation de sa dignité et garantie de sa liberté et ses droits fondamentaux et sociaux afin qu’elle devienne responsable et consciente de ses droits et devoirs.

  • Permettre au citoyen d’exercer son droit à la candidature et à l’élection sans tutelle, pression ou intimidation.
  • Remplacer ouvertement le système de pérennité et de maintien au pouvoir par un système démocratique et d’alternance.
  • Confier la responsabilité dans les institutions de l’Etat aux personnes compétentes, intègres, qualifiées et ayant des qualités de leadership et d’exercice.
  • Considérer l’être humain comme étant la source de toute richesse, il est ainsi l’élément efficace dans les processus de construction et de changement. En effet, il doit faire l’objet d’intérêt et d’attention quant à son niveau de vie, la préservation de sa dignité, la garantie de sa liberté et ses droits sociaux, économiques et politiques afin qu’il devienne un individu responsable et conscient de ses droits et qui assume pleinement ses obligations.

La jeunesse

Construire et développer un projet global visant à promouvoir la jeunesse en tant que catégorie efficace dans la société et lutter contre tous les fléaux et dérives qui affectent négativement sa personnalité.

Répandre l’esprit d’initiative et de créativité chez les jeunes, et la participation active dans la construction de soi et la société vu qu’ils sont l’élément essentiel dans la composante sociale.

  • Impliquer les jeunes dans l’élaboration d’une politique nationale de jeune.
  • Diversifier la carte des structures d’accueil et de loisir à caractère scientifique, culturel, sportif et social.
  • Accompagner et encourager les initiatives du mouvement associatif des jeunes ayant une spécificité et un intérêt communs.
  • Créer un organisme national (un observatoire national) qui se penchera sur les questions des jeunes notamment en matière de promotion et d’intégration de ces derniers dans la société.

La culture

La culture est un élément qui accompagne le développement et l’ouverture de l’individu, elle impose le respect, crée la diversité, suscite la curiosité de l’autre, permet l’identification de soi et exprime la spécificité.

Considérer la diversité culturelle comme une richesse qui doit être développée, identifiée et présentée à l’autre, ce qui représente une méthode d’accompagnement du développement et de présentation des fondements de la société et ses capacités intellectuelles et créatives. Nous œuvrerons de concert avec les acteurs et les intervenants afin de hisser l’action culturelle au niveau qui permet à tous d’en bénéficier et d’y participer à travers le respect et l’accompagnement des spécificités.

  • Développement et consolidation de la production intellectuelle, littéraire et cinématographique sous toutes ses formes.
  • Accompagnement, encouragement et promotion par l’Etat de toutes les initiatives culturelles nationales ayant des spécificités locales.
  • Travail de concert avec les institutions internationales à l’effet de préserver et classifier les sites archéologiques et historiques ayant un caractère séculaire et historique national.
  • Création d’un office national des auteurs, qui sera indépendant de l’instance exécutive.

La femme 

La femme jouit du même statut et importance que l’homme sans discrimination aucune. En effet, son statut au sein de la société ne cesse d’évoluer suivant l’évolution de la société et le développement du sentiment qui considère la famille comme un partenariat social qui s’établit entre la femme et l’homme dans un cadre intégré.

  • Adapter et développer, au besoin, la législation.
  • Intensifier le travail afin que la femme occupe la place qui lui est sienne dans les institutions de la République et la positionner dans les sphères de prise de décision.
  • Confier la responsabilité à la femme suivant les considérations de compétence et de qualification  exigées par le poste ou la fonction sans tenir compte du sexe.
  • Assurer la protection de la femme contre toute forme d’injustice, d’abus et de violence à l’intérieur ou à l’extérieur de la famille.

5. La santé, les affaires sociales et la solidarité nationale

La santé 

La protection de la santé et sa gratuité est un droit consacré, garanti par la Constitution et le droit de l’Etat.

En dépit des efforts déployés dans le secteur de la  santé, les services au profit des citoyens demeurent au dessous du niveau requis notamment dans les régions sahariennes et les zones enclavées.

Vu les changements démographiques (l’augmentation des nouvelles naissances, la longévité) et épidémiques (les maladies transmissibles dans les pays pauvres et les maladies non-transmissibles dans les pays riches), il est du devoir de l’Etat de faire face à cette problématique en élaborant une politique sanitaire bien définie qui repose essentiellement sur l’égalité et la facilitation de l’accès de tous les citoyens aux services sanitaires sans exclusion ni discrimination aucune.

Le secteur de la santé enregistre quelques problèmes supplémentaires découlant des résidus de la décennie noire et l’augmentation continue des accidents de la route et les accidents domestiques qui nécessitent une prise en charge phycologique, médicale et sociale spéciale.

Le développement politique et social croissant du citoyen a suscité la création d’un nombre d’organisations pour la défense des droits du patient et l’émergence de syndicats professionnels autonomes.

Par conséquent, la participation et l’implication des acteurs et partenaires sociaux dans la prise de décision et la gestion du secteur de la santé représentent plus qu’une nécessité.

La dynamisation du système sanitaire nécessite la conjugaison des efforts de plusieurs secteurs qui ont pour missions d’assurer une vie paisible et équilibrée, dénuée de toute perturbation psychologique et sociale telle que le problème de logement, d’environnement et d’eau de sorte que le traitement soit considéré comme la dernière étape dans le système sanitaire. Par ailleurs, il faut clarifier et déterminer les responsabilités et les missions de chaque secteur séparément.

L’Etat est tenu d’éviter le financement forfaitaire et l’orientation vers le régime contractuel des services sanitaires et de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociales (CNAS).

  • Allouer une part spéciale du budget de l’Etat aux programmes nationaux préventifs.
  • Elargir le champ des conventions conclues avec les cliniques privées et la Caisse de la sécurité sociale et introduire le plus grand nombre possible de maladies et de spécialités médicales et chirurgicales dans les contrats conclus.
  • Déterminer les catégories vulnérables de la société et les prendre en charge par le Trésor public.
  • Contribution des citoyens (ménages) à hauteur de 10% au financement de la santé.
  •  Augmenter le taux des dépenses de l’Etat du Produit intérieure brut (PIB) à 10% au lieu de 6% actuellement.
  • Réviser les tarifs des bilans médicaux et paramédicaux.
  • Revaloriser le rôle du médecin généraliste et le médecin de famille de sorte qu’ils soient la première destination quant au traitement, l’orientation et la prévention avant de se diriger aux cliniques et services compétents.
  • Maintien du rôle des centres hospitalo-universitaires qu’est la formation, la recherche et la prestation de services sanitaires de haut niveau.
  • Encourager une industrie pharmaceutique nationale qui vise à couvrir 60% du marché national sur le moyen terme et au moins 80% sur le long terme.
  • Encourager et promouvoir l’utilisation des médicaments génériques jusqu’à 2/3 au moins de la consommation. Consolider la politique du contrôle des produits pharmaceutiques qu’ils soient fabriqués en Algérie ou importés.
  • Mettre fin à l’exercice d’activités complémentaires par certains spécialistes du secteur public dans les cliniques privées.
  • Le service civil imposé aux médecins a démontré ses limites et son inefficacité notamment dans les zones sahariennes et les zones enclavées. Ainsi, nous devons réfléchir à l’élaboration d’un nouveau programme basé sur la consolidation de l’aspect incitatif et accorder une importance particulière matérielle et morale aux spécialistes souhaitant exercer ou s’établir dans ces régions que se soit au secteur public ou privé.
  • Réviser la loi de la protection et la promotion de la santé et élaborer une carte sanitaire.
  • Elargir la carte des établissements de formation afin qu’ils s’étendent à la formation paramédicale, la gestion sanitaire, la maintenance et la gestion des équipements sanitaires.

La protection sociale 

L’Algérie a attaché une grande importance à la protection sociale au vu de son rôle dans la consolidation et l’amélioration de la stabilité sociale, la réduction de l’inégalité sociale et l’éradication des disparités entre les  citoyens en leur permettant de jouir de leurs droits fondamentaux notamment le droit à la santé, le logement, l’emploi, les aides sociales fournis par les différents réseaux de base.

La protection sociale garantie par l’Etat représente un refuge pour une catégorie des citoyens nécessiteux ou ayant un faible revenu et ce afin qu’ils puissent avoir une vie décente dans le cadre de cette politique.

  • Accorder une importance particulière à la sécurité sociale, œuvrer à préserver les acquis et poursuivre la garantie de la protection nécessaire pour les citoyens les plus démunis en veillant à assurer l’équilibre financier de cette structure.
  • Veiller à la santé et l’intégrité du citoyen. Les soins à l’étranger ne doivent pas être limités à certains cercles du pouvoir ou leurs proches.
  • Réaliser une sécurité sociale vitale, continue et prévisionnelle.
  • Moderniser et garantir l’efficacité des mécanismes de solidarité à travers l’accès rapide aux nécessiteux.
  • Réexaminer les voies et modalités de l’accès aux soins à l’étranger et conférer davantage de crédibilité quant à la détermination des bénéficiaires.

La solidarité nationale 

La solidarité nationale en tant qu’expression d’entraide est un héritage social entre les familles, les individus et les communautés, elle doit trouver sa dimension nationale et son ancrage en milieux sociaux sous la supervision des individus et la protection de l’Etat.

L’aide, les programmes et les crédits financiers alloués demeurent insuffisants en l’absence d’efficacité, outre l’exploitation orientée, dans la plupart des cas, vers des fins non-solidaires voire politiques, ce que nous rejetons et œuvrerons à changer.

L’évolution rapide des revendications sociales impose la prise de nouvelles mesures afin d’accroître l’apport financier pour faire face au volume croissant de ces revendications sociales.

La solidarité comme étant un moyen qui contribue à l’épanouissement sociale des individus nécessite une grande dynamique, une répartition équitable, une politique permanente, une organisation judicieuse, équilibrée et saine et un diagnostic précis de la nature de ces revendications sociales croissantes.

  • Hisser la solidarité sociale à un comportement civilisé et solidaire entre les individus et de la part des établissements en direction des individus.
  • Mettre en place de nouveaux mécanismes permettant à l’Etat d’assurer la prise en charge matérielle de la scolarité des enfants issues des familles démunies.
  • La prise en charge sanitaire totale des personnes ayant des besoins spécifiques.

Le logement

Le logement est considéré comme une norme spéciale pour la création de l’équilibre économique et social. En effet, la réalité a démontré l’échec des politiques suivies par les acteurs dans le secteur urbain à travers des plans directeurs indéfinis, outre le manque d’évaluation objective durant les dernières années.

Le paradoxe entre le soutien du dossier du logement par l’Etat et la stagnation de la situation actuelle voire sa dégradation requiert l’élaboration de normes définies, ajustées, scientifiques et précises afin de maîtriser la  gestion de ce dossier en toute objectivité et transparence dans le cadre d’une stratégie bien claire.

A l’horizon 2020, la population dépassera les 40 millions ce qui nécessite la réhabilitation et la redynamisation des différents modes et formules de logement existant sur le terrain et l’examen, avec les acteurs réels, de la mise en place de nouveaux mécanismes susceptibles de répondre quantitativement à la demande du logement selon les capacités et moyens de chaque catégorie.

  • Assainir et mettre à jour le fichier national du logement.
  • Associer le plus grand nombre de banques et établissements financiers à l’effet de renforcer les projets en cours d’exécution.
  • Créer des agglomérations de haut niveau et de nouvelles villes en prenant en considération les exigences et les nécessités de la vie.
  • Mettre en place une agence nationale ayant trait à l’architecture urbaine qui sera à même de résorber 60 à 70% des besoins nationaux sur le moyen terme.
  • Sauver l’ancien foncier et le réhabiliter.
  • Réhabiliter et créer un bureau du gestionnaire foncier (« Syndic »).
  • Conférer au tissu urbain un caractère culturel en harmonie avec les spécificités de chaque région en accordant de l’importance à l’utilisation de matériaux de construction locaux.

L’emploi

La dégradation du secteur de l’économie publique n’a pas permis de contribuer activement à la résorption du chômage. Les programmes spéciaux provisoires se sont transformés en politiques de bricolage en matière  d’emploi et n’ont pas résolu le problème du chômage. De ce fait, le fossé s’est creusé davantage entre la demande d’une main  d’œuvre qualifiée et les offres de travail disponibles.

Prendre des mesures audacieuses et incitatives au profit des programmes d’investissement à même de créer des postes de travail permanents et stables au lieu de recourir aux solutions conjoncturelles non-productives
de richesse.

  • Réhabiliter et redynamiser l’observatoire national d’emploi et de lutte contre le chômage.
  • Mettre en place une médiation bancaire spécialisée dans les crédits afin de créer des petites et moyennes entreprises.
  • Etablir des mécanismes indépendants chargés de suivre et d’évaluer régulièrement les différentes étapes du processus d’emploi et son organisation.

6. L’aménagement du territoire et l’environnement

L’aménagement du territoire

L’aménagement du territoire vise à créer un nouveau système dont les objectifs sont définis afin de remplacer l’ancien système. Ainsi, l’aménagement du territoire prévu contribuera au changement d’un ensemble
d’éléments qui endommage le territoire.

L’aménagement tend essentiellement à se mettre au niveau de la croissance économique du territoire et réduire l’inégalité dans une perspective économique et sociale.

  • Renouveler les infrastructures afin de garantir la stabilité urbaine de la ville.
  • Elaborer des études urbaines dans un cadre économique intégré qui prend en considération les préventions nécessaires contre les catastrophes naturelles potentielles.

La ville

L’épanouissement de la ville est l’un des nouveaux défis à relever, il représente également un indice de la croissance économique et sociale. Pour ce faire, il faut appliquer une stratégie de développement et promouvoir l’architecture urbaine comme étant une alternative aux pratiques classiques.

La ville algérienne connait actuellement des crises multidimensionnelles et de nombreux problèmes notamment en ce qui concerne les multiples et croissantes revendications d’emploi, de logement, de transport, d’aménagement du territoire et d’amélioration d’un cadre de vie adéquat pour le citoyen en matière de santé, d’éducation, de loisir et de transport.

La mission de la gestion et la planification urbaine est devenue complexe pour toutes les parties prenantes dans ce secteur, ce qui nécessite de soumettre les programmes des villes à des règles, données et statistiques précises, scientifiques et objectives en prévoyant les développements potentiels et temporels qui peuvent avoir lieu dans la commune et la ville sur le moyen et le long terme et en associant le programme urbain au besoin et à la demande.

La préservation des secteurs sensibles tels que les terres agricoles, les parcs, les réserves naturelles et certaines côtes et eaux souterraines afin de prévenir les catastrophes naturelles est devenue une nécessité inévitable, pressante et prioritaire.

  • Restructurer et organiser la gestion des anciennes villes et contrôler toutes les opérations d’expansion et de reconstruction et les soumettre à des plans intégrés.
  • Soumettre les programmes des villes à des règles et données statistiques précises, scientifiques et objectives.
  • Associer les programmes urbains au besoin, à la  coordination intégrée et au développement global avec tous les secteurs concernés.
  • Créer la police de l’urbanisme, dynamiser et mobiliser celle présente et lui permettre de bénéficier d’outils répressifs et de mécanismes exécutifs sur le terrain.

L’environnement

La problématique de l’environnement représente l’un des grands défis auxquels fait face l’Algérie. En effet, les lois et dispositifs n’ont pas été concrétisés sur le terrain et n’ont pas été transformés en initiatives créatives et efficaces. L’ignorance de l’opinion publique des risques découlant de la dégradation de l’environnement, le manque de conscience chez le citoyen et l’absence d’une vision future et globale qui prend en considération les
paramètres de l’environnement et ses prévisions mondiales caractérisent la situation environnementale en Algérie.

La multiplicité des sources affectant l’environnement telles que la pollution industrielle et domestique, la pollution des eaux et des plages, le réchauffement climatique, l’émission de gaz toxiques des usines et des véhicules sont autant de facteurs qui nécessitent une sensibilisation, une prise de conscience individuelle et collective et une action institutionnelle intégrée.

  • La politique générale de l’environnement proposée est orientée vers l’intérêt accordé à l’environnement local et au renforcement du rôle des autorités locales dans la protection de l’environnement et l’élargissement de leurs attributions.
  • Promouvoir les bureaux concernés par les questions de santé, de salubrité et d’environnement en renforçant la formation universitaire et professionnelle dans les spécialités environnementales.
  • Créer des centres de recherches afin d’étudier la dégradation de l’environnement et présenter des alternatives.
  • Echanger l’expertise avec les Etats du Sahel afin de lutter contre la désertification, coordonner avec les pays méditerranéens pour protéger l’environnement maritime et les plages et introduire des thèmes relatifs à  l’environnement dans les programmes scolaires et d’enseignement.
  • Créer un centre de recherches et d’études afin d’accompagner les acteurs de l’environnement.
  • Soutien et accompagnement par l’Etat des initiatives associatives relatives au domaine de l’environnement.
  • Souligner les spécificités environnementales et démontrer la responsabilité et le rôle du citoyen dans les programmes d’éducation et d’enseignement.
  • Créer une chaîne de télévision nationale sur l’environnement, financée par l’impôt et amendes imposés à ceux qui contribuent à la dégradation de l’environnement en application du principe du « pollueur-payeur » qui est en vigueur partout dans le monde.

7. Le croissance économique

Le développement économique

  • Accorder au climat économique une attention particulière afin d’augmenter la croissance à des niveaux supérieurs et créer des richesses hors hydrocarbures avec la participation conjointe des secteurs public et privé à condition qu’ils bénéficient des mêmes chances et facteurs de réussite.
  • Mettre en place des mécanismes et de nouvelles mesures incitatives afin d’attirer les investisseurs nationaux et étrangers à travers la création de mesures incitatives fiscales.
  • Faciliter l’acquisition des terres et l’accompagnement administratif notamment en ce qui concerne le renforcement du réseau des petites et moyennes entreprises.
  • Etablir un plan national intégré pour optimiser l’exploitation des capacités et ressources touristiques dans toutes leurs composantes matérielles et immatérielles qu’elles soient côtières, montagneuses, sahariennes ou minérales.
  • Inclure le tourisme de cure parmi les ressources économiques permettant de fournir des revenus hors hydrocarbures sur le moyen et le long terme.

Les ressources naturelles, le gaz et le pétrole

Etablir un bilan de toutes les opérations menées par le secteur des hydrocarbures en matière d’exploration,  production, transport, partenariat, ressources humaines et impôts.

  • Renforcer la recherche en matière d’exploitation du gaz de schiste et bénéficier des expériences internationales en la matière et les associer à leur impact sur l’environnement.
  • Accorder de l’importance à la recherche et au renforcement des capacités nationales en matière d’exploration et d’exploitation.
  • Fournir un encadrement scientifique et opérationnel pour toutes les opérations de recherche et d’exploration en matière de gaz de schiste en tant qu’alternative vitale et stratégique.
  • Exporter les compétences et expertises algériennes dans ce domaine et se positionner dans les marchés africains et arabes.

L’agriculture

L’exploitation des données scientifiques et recherches modernes géographiques et géologiques a démontré le nombre réduit des terres agricoles exploitées au vu de leur grande superficie et moyens disponibles en plus de l’exploitation aléatoire des terres fertiles dans la construction et l’expansion urbaine.

  • Accorder un intérêt et un rôle particulier à l’agriculture à travers l’expansion des terres et des exploitations agricoles.
  • Développer les industries transformatives et alimentaires.
  • Approvisionner les financeurs et les agriculteurs en techniques scientifiques modernes à même de les aider à améliorer l’élevage du bétail afin qu’ils puissent diversifier les sources du revenu national.
  • Encourager la récupération des terres agricoles dans les plaines, les hauts plateaux et les zones sahariennes vu la disponibilité des eaux dans lesdites zones.

L’industrie

La contribution du secteur industriel au PIB ne dépasse pas 5% par rapport à des pays en voie de développement disposant de moins de capacités matérielles et humaines et de ressources naturelles que l’Algérie.
Ceci peut être amputé à la faiblesse du niveau de la formation, à une politique privilégiant la quantité par rapport à la qualité, à l’éloignement de la formation des besoins et exigences de l’économie nationale en sus d’autres facteurs et causes entre autres, la dominance de l’activité commerciale par rapport à l’activité industrielle, la multiplicité des contraintes et obstacles, le manque du foncier industriel, la difficulté d’obtenir un financement des banques, la lenteur du traitement des dossiers à cause de la bureaucratie et la corruption, l’insuffisance et la faiblesse du niveau des bureaux d’études fournissant des expertises.

  • Relever le niveau de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation, les revaloriser et les promouvoir et améliorer le niveau de production.`
  • Relever le niveau de compétitivité des entreprises et fournir un produit national de haute qualité, compétitif à l’intérieur et à l’extérieur.
  • Créer des organismes nationaux chargés des études d’engineering et d’industrie, faire appel à l’expertise étrangère dans les premières phases, construire de petits et moyens complexes et installations industriels en faisant appel à l’expertise locale. •Créer une banque publique pour accompagner les petites et moyennes entreprises afin d’atteindre environ un million d’entreprises permettant de réaliser une croissance industrielle réelle. En effet, l’Algérie ne dispose que d’environ 270.000 entreprises.
  • Elargir l’activité de la Caisse de garantie des crédits afin de financer ces entreprises.
  • Organiser le système fiscal pour encourager le produit national et se concentrer sur l’industrie agricole et transformative.
  • Mettre en place des mesures incitatives fiscales et garantir l’accompagnement bancaire des entreprises productives au niveau local.•Mettre en place un fichier national des besoins et capacités industriels nationaux.
  • Mettre en place un fichier national des besoins et capacités industriels nationaux.
  • Prise en charge par l’Etat des études stratégiques dans tous les domaines.

L’énergie solaire

Œuvrer à développer l’industrie de l’énergie solaire et élargir les domaines de son exploitation et la généraliser en accélérant l’adaptation du cadre juridique qui accompagne les opérations de construction, de liaison et de commercialisation.

  • Prendre des mesures incitatives douanières, fiscales et financières au profit de l’investissement direct qui complète l’industrie ayant trait à l’énergie solaire.
  • Développer la recherche concernant les métiers relatifs au développent et au renforcement des industries de l’énergie solaire.

Le transport
Le transport est l’un des moyens utilisés dans l’évaluation de la capacité des nations à garantir une circulation rapide des personnes et des services.
L’Etat a mobilisé des moyens considérables qui n’ont pas réalisé les services attendus au vu des fonds dépensés et consommés à cet effet.
Il n’est pas possible de poursuivre le travail selon la même politique sans évaluer les projets réalisés et les dysfonctionnements découlant de cette politique en établissant des comparaisons entre le coût de l’unité de production dans d’autres pays et en déterminant les mécanismes d’évaluation.

  • Restructurer les projets de transport dans un espace stratégique, intégré dans ses différentes composantes (transport aérien, ferroviaire, maritime et terrestre).•Développer et élargir les voies ferrées dans et entre les grandes villes en assurant une fluidité rapide et régulière.
  • Développer et élargir les voies ferrées dans et entre les grandes villes en assurant une fluidité rapide et régulière.
  • Elargir le champ du transport ferroviaire de sorte qu’il s’étende au transport des biens et des marchandises.
  • Réorganiser le parc de transport dans et entre les villes et exercer un contrôle rigoureux sur les moyens utilisés.

Le tourisme

Malgré l’étendue géographique de l’Algérie qui est la première en Afrique et la diversité de ses spécificités géographiques et climatiques (côtières, montagneuses et sahariennes), le tourisme n’a pas bénéficié de l’intérêt et du développement qui lui permettent de devenir une source importante de revenu économique comme c’est le cas pour dans les Etats voisins.

L’intensification de l’action commune et le développement de la carte des établissements touristiques sont les bases de l’orientation du tourisme.
En effet, le tourisme requiert un artisanat authentique et riche.

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